Trouble

de Stéphanie de Mecquenem

troubles stephanie mecquenem

Tiphaine Dumont, française établie au Québec et fraîchement nommée coroner est chargée d’une enquête sur une série de suicides touchant des étudiantes victimes de cyber-harcèlement. Deux hommes l’assistent dans cette tâche apparemment banale : un sémillant procureur qui ne la laisse pas indifférente et Sir James Jeffrey, un retraité anglais à l’humour terriblement british. Cet improbable et cosmopolite trio ne va pas tarder à découvrir qu’un meurtrier profite très intelligemment de la vague de dépression qui agite le campus de l’université de Montréal…

L’auteur s’est inspiré d’un fléau frappant la jeunesse occidentale : le harcèlement par Internet. De ses terribles conséquences : vague de suicide, épidémie de dépression, abandon d’études en série, Stéphanie de Mecquenem a tiré un roman à suspense trépidant. La psychologie des personnages, héros, victimes ou seconds rôles est savamment travaillée et l’on passe sans cesse mais avec délectation de l’ambiance angoissante d’une fac bien mortifère à l’atmosphère rassurante d’une demeure, l’antre de Sir Jeffrey, qu’Agatha Christie aurait sans aucun doute appréciée.

19,00 €

≡ Cet ouvrage au format numérique (ebook)

Extraits

«  La jeune fille gisait, habillée. La coroner s’approcha et constata la rigidité cadavé­rique, ce qui expliquait la puanteur. Les cheveux de la morte étaient gras et ses ongles peu soignés. Plusieurs flacons de pilules vides étaient étalés sur la table de nuit.  »

***

«  C’est une pratique assez courante chez les dépressifs. Par le sang qui s’écoule, ils laissent échapper une partie de leurs douleurs. Mais, le soulagement étant de courte durée, ils doivent bientôt recom­mencer, d’où le nombre souvent très important de mutilations. Celles-ci correspondent à l’utilisation d’une lame de rasoir standard.  »

***

«  Une jeune femme en bikini s’adonnait à la pole dance, sous l’œil intéressé d’un garçon. Une serveuse âgée d’une vingtaine d’années s’approcha d’eux pour prendre leur commande, les seins à l’air.  »

***

«  Le procureur commença l’interrogatoire et, au fur et à mesure, le notaire transpi­rait de plus en plus. De grosses gouttes coulaient le long de son cou. Il s’efforçait de les essuyer à l’aide d’un grand mouchoir brodé à ses initiales.  »

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